Cliquez sur l’image pour lire l’article.Jounée Alhzeimer 2014

JardinAloisLes Pathologies neuro-dégénératives

Maladie D’Alzheimer :

La plus fréquente (80 %), les lésions débutent dans les hippocampes cérébraux, centres de la mémoire immédiate puis diffusent progressivement dans l’ensemble du cerveau.
La maladie débute donc par une désorientation dans le temps puis dans l’espace. Cette désorientation est associée à des difficultés à enregistrer des faits nouveaux et donc l’oubli des événements récents. Ces symptômes sont très fréquemment associés à l’anosognosie : non reconnaissance de ses propres troubles. La personne ne reconnait pas qu’elle est malade et ne comprend pas que son entourage la traite en tant que tel, ceci pouvant entraîner un délire de type paranoïaque « on me veut du mal, on veut me faire passer pour un fou et me faire enfermer ».
Les traitements médicamenteux et non médicamenteux (ateliers effectués en accueil de jour par exemple) évitent les troubles du comportement (inversion jour-nuit, hallucinations, agitation, dépression, …) et repoussent ainsi une éventuelle entrée en maison de retraite. Mais ces traitements n’empêchent pas l’évolution inéluctable de la maladie avec perte progressive des capacités au fur et à mesure que le cerveau est touché (habillage, courses, ménage, toilette, marche…).

Dégénérescence fronto-temporale
Comme son nom l’indique c’est d’abord les lobes frontaux et les lobes temporaux du cerveau qui sont touchés.
Les symptômes au départ vont donc être plutôt des troubles du raisonnement avec difficultés pour mener à bien des actions et qui peuvent entrainer des bizarerries comportementales. Il peut y avoir une désinhibition entrainant une boulimie alimentaire ou une recherche d’alcool, une agressivité verbale avec familiarités inhabituelles, une jovialité et une indifférence affective.
Les traitements de la maladie d’Alzheimer ne sont pas efficaces. Parfois les antidépresseurs peuvent être efficaces sur les formes apathiques (formes marquées par l’inaction plutôt que par l’agressivité).

Maladie de Parkinson avec dégénérescence

Cette maladie évolue vers une dégénérescence sur le plan cognitif  dans 10 à 20 % des cas de parkinson. Elle est  classée dans les maladies « apparentées », et survient en général après 10 à 15 ans d’évolution de Parkinson.
On l’appelle Dégénérescence à corps de Lewy si les tremblements, les troubles de la marche et les troubles de la mémoire surviennent en même temps. Les hallucinations visuelles sont assez fréquentes dans ces maladies. Les  traitements sont les mêmes que pour la maladie d’Alzheimer.
Les maladie à formes vasculaires
Elles sont rarement pures et s’intriquent très fréquemment aux maladies précédemment citées.
Les symptômes dépendent de la localisation des AVC  ou  « micro-AVC » (Accidents Vasculaires Cérébraux par hémorragie ou ischémie = «vaisseau bouché »).     Quand ces formes sont pures, il n’y a pas de traitement autre que l’aspirine à faible dose pour prévenir d’autres accidents…mais ne guérit pas des précédents.

Approche des thérapeutiques

On ne connait pas encore les causes exactes de ces maladies sauf dans les formes atteignant les jeunes qui sont liées à des mutations génétiques.
Dans les formes qui atteignent des personnes de plus de 65 ans, on connait plusieurs facteurs qui augmentent le risque de développer l’une de ces maladies :
–    L’âge est le premier facteur de risque : plus on vieillit plus on a de risques (moins de 5 % à 65 ans, 17 % après 75 ans, plus de 30 % à 90 ans).
–    La génétique (certains gènes qui codent pour des transporteurs de cholestérol par exemple).
–    L’hypertension artérielle …si elle n’est pas traitée.
–    Le diabète…s’il est mal équilibré.
–    Le tabac et l’alcool
–    Trop de cholestérol … sauf si on prend un traitement.
En résumé, il existe des traitements préventifs et des traitements de confort pour ces maladies mais pas encore de traitement curatif.

JardinAlois« Les troubles psycho-comportementaux »

Qu’est-ce que c’est :
Des conduites et des attitudes inadaptées aux lieux et aux situations en référence aux normes culturellement admises, ou de manière plus générale, comme des comportements générateurs de difficultés pour le sujet lui-même ou dans sa relation avec autrui.                                                                                                                                                                        Ils peuvent également être une tentative de réponse de la personne malade face à son handicap, à ses conditions existentielles, à son environnement humain, réactions qui seraient  alors dictées par sa personnalité et ses habitudes de vie antérieures.
Quels sont-ils :
L’apathie : Renfermement, désintérêt ou encore démotivation.
L’ Agressivité : Opposition, agressivité physique ou verbale. * (voir exemple ci-dessous)
L’Agitation : Déambulation sans but, la personne ne peut rester en place, gestes répétitifs, s’habille et se déshabille, troubles du sommeil.
La Psychose : Hallucination, délire, trouble de l’identification.
Quels en sont les causes :
La confusion, la douleur, la pathologie psychiatrique, un environnement stressant ou un stress psycho-social peuvent être la ou les causes de troubles du comportement. En effet, si le patient souffre ou qu’il se sent stressé ou agité, le trouble du comportement est sont mode d’expression lorsque les mots lui  manquent.
Comment les prendre en charge ? :
En essayant de les identifier, puis d’en rechercher la cause et adapter son comportement en réponse.

* Exemple

Monsieur X s’oppose à chaque fois que son épouse lui demande de se laver les dents.
Le trouble psycho-comportemental identifié : l’opposition
La ou les causes, elles peuvent varier en fonction de l’évolution de la pathologie :

1)    N’est-il pas blessé dans son estime de lui que je lui rappelle ce qu’il doit faire ?
Que peut-on faire.. : Suggérer plutôt qu’imposer « Je vais aller me laver les dents.. Tu m’accompagnes ? »

2)    Comprend-il ce que je lui demande, sait-il encore faire le geste ?
Faire sur soi et laisser imiter tout en guidant

3)    Se peut-il qu’il est mal aux dents ? Comprend-il ce que j’attends de lui quand je m’approche de son visage avec la brosse à dent en lui demandant d’ouvrir la bouche ?
  Vérifier l’état des dents ? Prévenir et décrire ce que je fais, s’approcher en douceur avec  un visage compatissant.

JardinAloisMieux communiquer avec mon proche

1-  5 conseils pour favoriser une meilleure communication :

  • Choisir le bon moment et un endroit calme.
    S’installer à hauteur de la personne, captez son attention par le regard ou le toucher.
  • Utiliser un ton apaisant et des gestes qui rassurent en parlant lentement et calmement.
  • Utilisez des phrases courtes. Des mots simples et évocateurs. Plutôt que « viens t’installer on va dîner », préférez « viens à table, on va manger du poulet ». Répétez les informations importantes et, si possible, montrez les photos des gens ou de ce dont vous parlez.
  • Utiliser des questions fermées. Les demandes telles que « Comment te sens-tu? » ou « Que veux-tu manger ? » sont trop vastes. Préférez : as-tu froid ? ou encore « Veux-tu des pâtes ? », plus concrètes.
  • Proposez des repères temporels simples. Donnez-lui des éléments auxquels il peut se rattacher : « C’est bientôt l’heure du goûter » ou « C’est l’heure du journal » quand ils demandent l’heure par exemple.

2-  3 conseils pour aider son proche à s’exprimer

  • Suggérez-lui des mots.  Laissez-lui le temps de les trouver et, s’il a du mal, proposez-lui des mots et reformulez la phrase pour montrer que vous avez compris.
  • Rectifiez ses erreurs sans insister. Les malades sont très sensibles à leurs échecs. Par exemple s’il ne se souvient pas de vous ? Rappelez-lui qui vous êtes : »Tu ne m’as pas reconnue parce que j’ai changé de chemisier mais ce n’est pas grave. Je suis Solange, ta fille. » Il se trompe de saison ? Valorisez ses efforts pour répondre :’Tu as hâte d’être en été mais regarde, les arbres n’ont pas encore de feuilles. Il faut attendre c’est encore l’hiver.
  • Soyez patient(e) avant tout. Il y a des moments où le malade a envie de parler, d’autres non. Tenez compte de sa fatigue et surtout ne le bousculez pas.

« Les Complications liées aux Pathologies neuro-dégénératives »

 

Les Complications psychiatriques :
1)    Délires : idées fausses de persécution ou infidélité, hallucinations visuelles ou audi-tives (1/ 3 des patients pendant l’évolution, surtout au stade modéré).
2)    Agitation : déambulation (marcher sans arrêt), cris, pleurs continus, mouvements répétitifs sans buts.
3)    Agressivité verbale ou comportementale, manque de compliance, comportement inap-proprié, apathie (manque d’initiative).
4)    Dépression : s’exprime par une irritabilité, une perte de capacité à prendre du plaisir, peut-être accompagné par une anxiété.

– Causes à éliminer : symptômes de maladies aigües (infection, douleurs,…), trop ou pas assez de stimulations, effets secondaires de médicaments ?

– Conséquences : épuisement des aidants, augmentation du nombre d’entrée en maison de retraite.

– Solutions envisageables : relever les circonstances d’apparition, réassurance, attitude souple, diminuer ou augmenter les stimulations, consultation médicale pour rechercher des causes éventuelles ou modification du traitement.

Face à la déambulation :
A ne pas faire : barrer la route,  obliger à s’asseoir (même pendant les repas), ne pas laisser d’obstacle.
A faire : vérifier les chaussures,  marcher avec la personne, vérifier la sécurité.
Si déambulation la nuit : augmenter les activités physiques (30 mn de promenades/j) et sociales le jour (intérêt des accueils de jour++), augmenter l’exposition à la lumière le jour, éviter les siestes de plus de 30 minutes après 13h, éviter prise d’alcool ou excitants, éviter repas lourd le soir, horaires réguliers de réveil matinal et heure du coucher, discuter un traitement par mélatonine avec son médecin, éviter anxiolytiques et somnifères.

Face à l’agressivité :
A ne pas faire : réactions brutales (ne pas perte son sang-froid), infantiliser, raisonner, punir, utiliser des moyens de contentions (attaches), montrer sa peur.
A faire : être doux, utiliser le contact, embrasser, chanter, être rassurant, faire diversion, orienter vers une autre idée, proposer une promenade.

Face à la Dénutrition:      Surveillance mensuelle du poids.
A faire : dépister et traiter les infections, donner des compléments alimentaires (à  distance des repas !), augmenter le nombre de repas, augmenter leur densité, encourager la convivialité et l’activité physique, demander l’APA  pour avoir une auxiliaire de vie pendant les repas, organiser le portage des repas.
Au stade sévère : troubles de déglutition et fausses routes. Les études ont montrées que l’alimentation artificielle par sonde naso-gastrique ou stomie n’améliorent pas l’espérance de vie au contraire, elle augmente le risque d’infection pulmonaire.

– Les personnes n’expriment pas ou peu la sensation de faim d’où l’importance de proposer un cadre régulier avec, par exemple, une auxiliaire de vie présente au moment des repas ou le partage du repas avec la famille quand c’est possible.

Face aux Risques de chutes :
Favorisées par les troubles du jugement (défaut d’évaluation du risque), troubles attentionnels, troubles du comportement, de l’équilibre liés à hypotension orthostatique (chute de tension en passant à la position debout) et fonte musculaire favorisée par la dénutrition, traitements contre l’anxiété, somnifères, autres maladies associées, peur de tomber.
Prévenir les chutes : apporter des compléments alimentaires, diminuer les médicaments, aménager le domicile, augmenter l’activité physique, apprendre le relever du sol, protecteur de hanche, calcium + vitamine D.
Vérifier  les sens : vue, ouïe, perception du relief.

 

Complications sur les aidants: « maladie de la famille »

 

            L’aidant familial est le mieux placé pour trouver les raisons de certains troubles et pour trouver les« astuces » à mettre en place pour les canaliser. Mais cela lui est très couteux en énergie et il est important d’accepter la présence d’aides à domicile pour relayer l’aidant (sans le remplacer) afin de lui permettre des moments de repos et détente et d’éviter l’épuisement total.

 

–        Risque d’épuisement accélérant le risque d’entrée en maison de retraite prématuré.

–        Risques de dépression(X3) favorisée par troubles du comportement et dépression du malade.

–        Risques d’infections (par diminutions des défenses immunitaires dues au stress).

–        Retentissement sur la vie du couple, absentéisme au travail.

 

  • La fréquentation d’un accueil de jour diminue le risque d’entrée en maison de retraite.

 

Dossier d’inscription au centre d’accueil de jour de Saint Eloy les Mines

Vous voudrez bien trouver ci-dessous le fichier PDF du dossier de demande d’inscription

pdf

 

Ce fichier peut être téléchargé sur votre ordinateur

 

Contrat d’accueil pour l’accueil de jour du Jardin d’Aloïs

L’accueil de jour « « le Jardin d’Aloïs » de Saint-Eloy-Les-Mines permet de bénéficier de prestations de qualité grâce au professionnalisme du personnel et à des locaux adaptés.
Toutefois et afin que l’accueil de tous soit agréable, chacun doit observer un certain nombre de règles imposées par la vie en collectivité comme le prévoit le décret du 4 novembre 2003 relatif au règlement de fonctionnement des « établissements et services médico-sociaux ».
Le présent règlement (dont vous pourrez prendre connaissance en cliquant sur l’image ci-dessous)  a donc pour objet de fixer les droits et les devoirs des personnes accueillies, ces dernières s’engageant alors à les respecter.

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« L’occupation »

Approche des Règles de l’Aidant :

Il est important de garder à l’esprit que le but est d’éprouver du bien être, du plaisir sans être en situation de stress ni d’échec.

  • Les activités proposées doivent solliciter les capacités mentales et physiques que la personne possède encore et s’appuyer sur ses centres d’intérêts.
  • L’aidant ne doit pas réaliser les activités à la place de son proche, mais avec lui.
  • Il faut laisser le temps nécessaire à chaque activité  et faire des pauses si besoin.

 

Différents types d’activités possibles

            Les activités avec le proche sont un moment de tendresse, d’échange et de silence parfois.  Ne vous inquiétez pas de ne pas obtenir la même dynamique qu’en accueil de jour. Il faut rappeler que les activités en individuel à domicile ou en groupe en accueil de jour sont différentes.

 

  • Activités du quotidien : mettre le couvert ou ranger, plier du linge, cuisiner, trier avec la   personne sa boite à outils, les habits…
  • Activités de vie sociale : petites et grandes fêtes, rituels de convivialité (café, tisane, visites) promenade en famille, à l’extérieur (nature, magasins, amis) animal de compagnie (absence de la barrière du langage)
  • Activités souvenirs     : discussion sur les moments heureux du passé (albums photos, films familiaux, livres  ou objets  d’autrefois), les moments clés du calendrier (fériés, saisons, anniversaires…) chansons, proverbes, fables, musique, danse,          écriture, lecture, journal, jeux de mots, sudokus, tricot.
  • Activités plaisirs  : jeux de société, quizz, jeux de lettres, puzzles, cinéma, TV         …

 

  • Activités de la nature : par la stimulation des sens

–          goûts : légumes/fruits,

–          odeurs de gazon/fleurs,

–           toucher de textures différentes,

–           sons : oiseaux/vent, couleurs…) plantes d’intérieurs / bouquets/coupe de fruits pour les personnes qui ne marchent pas,  jardinage, ballade, cueillette pour les autres.

  • Activités de créativité : peinture sur tout support,  modelage type pâte à sel, argile (avec ou sans emporte pièce), découpage  pour collage (ex : décoration de pot de fleur avec un motif de serviette de table découpée), fleurs séchées (collées sur galet ou carte de vœux, herbiers),  décoration à thème (Noël, Pâques, automne…)
  • Activités de bien être : maquillage, relaxation et détente.

 

         Ne rien faire et tenir la main c’est aussi accompagner.                                         

« Le CLIC  du secteur »

Centre Local d’Information et de Coordination en gérontologie.

Avant la création des CLIC, plusieurs constats :

  •    absence de lieux de proximité facilement repérables où exposer ses inquiétudes et obtenir des infos et conseils appropriés à ses besoins.
  •    parcours du « combattant » pour les familles
  •   professionnels  isolés et difficultés à repérer leurs partenaires /situations difficiles.

BUT : trouver un interlocuteur unique et adapté
Missions du CLIC:
Lieu de ressources pour les personnes de plus de 60 ans et leur entourage.

 

  • Coordination des professionnels de la gérontologie et développement des concertations entre professionnels locaux.
  • Recensement des besoins et propositions d’actions.
  • Missions individuelles : évaluations sociales et sanitaires (visites à domicile…)
  • Missions collectives : mises en place d’actions en lien avec les besoins recensés et/ou préconisations.

Chaque CLIC des différents secteurs et des départements  se coordonnent et sont en liaison afin d’apporter une réponse individualisée pour chacun.

CLIC_Riom CLIC_Mont
73 rue Lafayette63200 Riom04.73.33.17.64 26 Rue Paul Constans03100 Montluçon04.70.05.63.50

 

 

A l’occasion de la journée mondiale Alzheimer 2012, le Jardin d’Aloïs de Saint Eloy les Mines vous propose le vendredi 21 septembre une journée « portes ouvertes »

alzhei2012